Dimanche 05 Août 2007

Parmi les films qui figuraient dans ma liste de rattrapage, figurait « V pour Vendetta », un film de 2006 du réalisateur James McTeigue. 

Je l’ai donc vu récemment et j’en étais sorti avec une très bonne impression, en fait j’ai été agréablement surpris car je m’attendais – je ne sais pourquoi d’ailleurs – à un film de science fiction avec un super héros mais l’histoire est toute autre.

Cette histoire se déroule à Londres dans un futur proche. Evey Hammond est une  jeune femme qui travaille pour une chaîne de télévision nationale. Elle vit parmi un peuple qui s’incline face au régime de terreur dans lequel l’immonde Commandeur a plongé le pays. Il règne sans partage sur l’empire britannique, mais doit bientôt faire face aux agissements d’un mystérieux vengeur masqué. Celui-ci se fait appeler « V ».  

 

Obsédé par le souvenir d'une culture désormais interdite et disparue, cruel et terriblement intelligent, il s'attaque aux plus forts symboles de la dictature, animé par un immense désir de vengeance et une indicible haine. 

Un soir de couvre-feu, il sauve Evey d’une agression dans une ruelle de la capitale. 

La jeune femme devient peu à peu sa seule alliée et sa seule amie et tente de comprendre les secrets renfermés par cet homme vêtu de noir et armé de dagues. Ensemble, ils vont tout faire pour percer les failles d’une dictature reposant sur des secrets bien cachés.  

 

Le rôle d’Evey est interprété par Natalie Portman. Excellente dans « Léon » de Luc Besson et dans les récents « Star Wars » de Georges Lucas ainsi que dans « Mars Attacks » de Tim Burton, elle a su donner à ce personnage toute la tendresse et la peur qui l’habitait au début, puis la force et la détermination qui l’animent par la suite après sa rencontre avec « V » et le temps passé à ses côtés comme disciple.

Le rôle de « V » est lui interprété par un acteur aux multiples facettes, un rôle un peu ingrat tout de même car le masque blanc est présent tout au long du film :-) 

Il s’agit de Hugo Weaving, connu pour son rôle de L’agent Smith dans la série des Matrix des frères Wachowski ou encore pour celui du Seigneur Elrond dans « Le Seigneur des Anneaux » de Peter Jackson. Il a aussi joué dans « Priscilla, folle du désert » et a prêté sa voix dans « Babe, le cochon devenu berger », « Happy Feet » et très récemment « Transformers ». 

Inutile de dire qu’il a maîtrisé son rôle à la perfection donnant vie à ce personnage mystérieux, intelligent et cruel parfois mais qui ne manque pas d’humour et d’humanité. 

Il réussit à nous transmettre des émotions malgré le masque ! Chapeau bas !Si on analyse un peu le film et qu’on ne s’arrête pas au premier degré, on y trouvera des références à l’actualité, à l’histoire et à la littérature. Par exemple, le monopole économique et médiatique du Commandeur rappelle inexorablement les magouilles de Silvio Berlusconi. Les assemblées et discours de ce même commandeur semblent tout droit sortis des archives du régime nazi.   

 

Une scène m’a particulièrement plu durant le film, c’est le soir où « V » sauve Evey de l’agression. Ce qui m’a intéressé c’est le texte dit par le héros masqué ; un texte drôlement recherché, vous allez comprendre pourquoi :-) 

Alors il porte secours à la jeune femme qui ne le connaissait pas puis se présente à elle justement de cette manière :  

 

« Enrobé dans la noirceur rassurante de cette nuit, permettez-moi de vous épargner le sobriquet dont on m’a affublé et laissez-moi vous dévoiler les facettes de mon personnage.  

 

Voilà ; 

A première vue, je ne suis qu’un vulgaire comédien de vaudeville à qui les vicissitudes de la vie font jouer le vilain et la victime et vice versa. 

Ce visage n’est pas que le vil reflet de ma vanité mais un vibrant vestige de la vox populi aujourd’hui vacillante et vaincue. 

Vous devez y voir les vieux restes d’une vexation vieillissante aussi vive que vivante et vouée à vaincre cette vermine vulgaire, vivace, virulente et vénale qui vivote en privant ses valeureuses victimes vaincues de la vérité et des vraies valeurs.  

 

Il trace sur le mur la lettre V avec une dague  

 

Le seul verdict que je vois est la vengeance. Une vendetta violente brandie tel un ex-voto, et non en vain, visant à faire vaincre la vertu face à cette vilenie lovée dans les veines de nos villes.  

 

Il pousse un petit rire  

 

Ces vagues vocales faisant de moi un ventriloque vociférant ces volutes verbales, revenons-en à l’essentiel, je suis honoré de vous rencontrer, alors pour vous, je serai ‘V’ ».  

 

Alors c’est Vraiment Vien...Euhh Bien non ? ;-) 

 

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus